Construit sur la parcelle « Engie », située en face du Stade de France, le CAO s’insère au cœur d’un site urbain complexe. Circonscrit par le Canal de Saint Denis au nord, l’autoroute A1 à l’est et l’autoroute A86 au sud, il était indispensable de désenclaver le futur équipement sportif afin de lui permettre de dialoguer avec son environnement. Le projet prévoit donc la construction d’une passerelle de 101m de long, s’élançant depuis le CAO, enjambant l’autoroute A1 et venant s’insérer sur le parvis du Stade de France. Cette passerelle piétonne est conçue à l’échelle des évènements qui auront lieu dans l’un ou l’autre de ces équipements: ses 18m de large permettront des transferts fluides du public de l’un à l’autre.
Le concept architectural et structurel de la passerelle répond au site. Pour des raisons pratiques, l’implantation d’appui sur les terre-pleins de l’autoroute A1 était techniquement complexe. Le concept retenu est donc celui de pont bipoutre sur trois appuis, avec deux travées d’environ 28,5 et 72,5m. La forme des poutres participe à la conception architecturale de la passerelle : au-dessus de l’A1, zone peu agréable pour les piétons, les poutres s’élèvent pour former un écran protecteur. Au fur et à mesure que l’on s’approche du CAO et des espaces plantés, les poutres porteuses s’insèrent sous le tablier, offrant à l’utilisateur des vues sur les espaces plantés du CAO. Le dessin des poutres suivant la courbe des moments de flexion, la matière est optimisée. Enfin, la passerelle s’inscrit comme un élément urbain pérenne à l’échelle du quartier : une fois les Jeux Olympiques terminés, une configuration « Héritage » transformera l’ouvrage d’art en promenade plantée s’insérant dans la configuration paysagère du reste du Centre Aquatique.



